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 Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews

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Jared T. Washington
MessageSujet: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Ven 15 Mar - 9:37




Avec Sarah, nous allions chez Monsieur Matthews qui vivait dans le Bronx. Il ne travaillait pas et donc nous en profitions pour aller chez lui. Son fils avait disparu et il ne semblait pas plus s'en inquiéter que ça. Je trouvais ça surprenant vu que c'était son père, à moins qu'il y soit pour quelque chose. Pour moi, c'était un suspect sérieux, surtout qu'il était réputé pour être violent. C'était pour le moment notre principal suspect. Il disait ne pas savoir où était son fils, mais peut-être qu'il le savait très bien car il était responsable de sa disparition. Pour le moment, nous devions juste l'interroger chez lui, pour en savoir plus. C'était le début de l'enquête et nous n'avions pas assez d'éléments pour l'inculper. Nous prîmes ma voiture, avec Sarah pour nous rendre dans le Bronx. Après quelques minutes, nous arrivâmes à destination. Nous nous dirigeâmes tous les deux vers le logement de Monsieur Matthews et je frappais à la porte. Au bout de quelques minutes, celui-ci vint nous ouvrir. « Monsieur Matthews, bonjour. Je suis l'agent spécial Washington et voici l'agent spécial Donovan. Nous sommes du FBI. » Je montrais mon badge pour prouver ce que j'avançais. « Nous venons au sujet de la disparition de votre fils, Kurt. Est-ce que nous pourrions entrer ? Nous avons quelques questions à vous poser. » Monsieur Matthews nous laissa entrer. Nous le suivîmes jusqu'au salon. Avec Sarah, l'on s'assit sur le canapé. Monsieurs Matthews nous proposa un café, mais de mon côté, je déclinais l'offre. « Monsieur Matthews, votre fils a disparu depuis plusieurs jours, pourquoi ne pas avoir signalé sa disparition ? Votre fils a l'habitude de partir sans prévenir ? » Monsieur Matthews n'avait pas l'air plus inquiet que ça. Il paraissait calme. Il n'avait pas l'air si inquiet pour son fils. Il n'avait même pas l'air de le chercher. J'aurais été perd et mon fils aurait disparu, je serais paniqué, je serais entrain de chercher mon fils, coller des affiches dans les rues, essayer de voir où il pouvait être, mais là non. Je ne comprenais pas la réaction de ce père. Pour moi, ce n'était pas normal. Pour être si calme, soit il s'en fichait complètement de son fils, soit il savait très bien où il était. Je pensais pour ma part, sur la deuxième possibilité. Monsieur Matthews n'était pas très clair. Il me semblait faire un bon suspect. Mais pourquoi tuer son fils et si c'était le cas, où était le corps de Kurt ? J’espérais avoir tord en tout cas, car si c'est son père qui avait fait le coup, c'est sur que Kurt était déjà mort et nous cherchions alors un cadavre.

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Sarah M.Donovan
MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Mer 20 Mar - 18:13

Quelques heures auparavant Jared et Laureen nous avaient rassemblés pour nous présenter un nouveau cas possible de disparition. Kurt Matthews un adolescent de seize avait été reporté disparu par l'un de ses professeurs, deux après avoir remarqué son absence. Les cas de disparition d'adolescent était quelque chose d'assez fréquent mais certaines incohérences dans ce dossier nous avaient poussé à enquêter. Premièrement, le père de Kurt était policier et apparemment le fait de ne plus voir son fils dans les parages ne semblait pas le perturber. Son professeur, qui le voyait peut-être deux heures par jour avait remarqué son absence mais pas son propre père ? Il y avait de quoi s'inquiéter. Deuxièmement le profil psychologique de Kurt ne correspondait pas à celui d'un fugueur selon son professeur. Certes l'adolescence était un âge difficile et il arrivait très souvent qu'ils s'éloignent de leur foyer pendant quelques temps mais même s'il était toujours difficile d'établir un profil, une disparition avait toujours un point d'origine. A nous de trouver lequel.

Jared et moi nous dirigions vers la demeure des Matthews dans le Bronx afin d'en apprendre plus. Comme tout début d'enquête il y avait beaucoup de zones d'ombre. Je confiais mes doutes et appréhensions à Jared dans la voiture. Nous n'avions pas assez d'éléments pour inculper le père mais si ça ne tenait qu'à moi je l'aurait mis au frais le temps qu'il comprenne ce qu'était être un père. Malheureusement nous ne devions que l'interroger et rassembler des informations, le plus important c'était de retrouver ce pauvre Kurt, fugue ou pas. Après notre dernière grosse enquête, je ne voulais pas que ce dossier se termine comme le précédent. Je me souviens que le moral de l'équipe était tombé dans les chaussettes une fois rentrée au Bureau. Arrivés à l'adresse indiquée, Jared frappa à la porte qui s'ouvrit sur un homme d'une quarantaine d'année. Le père de Kurt. Jared nous présenta tout en montrant son badge et demanda à entrer pour lui poser des questions. Il s'effaça et nous entrâmes. Il nous dirigea vers le salon où nous nous installâmes après avoir décliner son offre de café. Comme d'habitude, j'observais notre interlocuteur et à ce que je pouvais y voir, le père de Kurt ne semblait absolument pas inquiet. J'en fus surprise mais après tout un père qui ne reporte pas l'absence de son fils était soit impliqué soit indifférent. Dans les deux je n'aimais pas ça. Il y avait de forte chance pour que je demande qu'une enquête soit ouverte sur cette famille si nous retrouvions Kurt en vie.

Monsieur Matthews s'assit en face de nous et nous observa en silence. Jared ouvrit l'entrevue en demandant des explications sur le comportement du père et du fils. Son manque de réaction face à la situation critique dans laquelle il était m'irritait au plus haut point. Mais nous ne devions rien laisser paraître, ce n'était pas notre boulot. Nous devions retrouver Kurt, on s'occupera de ce père plus tard. Je savais que Jared bien qu'impassible n'en pensait pas moins. Notre plus grande peur était que le père était à l'origine de cette disparition et que Kurt soit réduit à l'état de cadavre quelque part. Sans attendre la réponse de monsieur Matthews j'enchaînais :

Vous comprendrez que cela nous paraisse suspect d'autant plus venant d'un membre des forces de l'ordre. Voyez-vous une quelconque raison pour que Kurt ne soit pas ni chez vous ni à l'école depuis deux jours ?

Tout dans le comportement de Matthews nous incitait à le considérer comme suspect idéal mais ce n'était que le début.

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MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Lun 25 Mar - 22:29

    Non, il n’était pas un mauvais bougre. Un brave citoyen américain, qui portait même le drapeau national sur le porche de sa maison et qui le dressait aux jours de célébration. Un agent de l’état, en plus, puisqu’il était policier. Toujours prêt à rendre service, toujours prêt à donner un coup de main au rassemblement républicain, poste qui se trouvait au bout de sa rue. C’est pourquoi il fut étonné de voir le FBI devant sa porte. Il comprit pourtant rapidement lorsqu’ils mentionnèrent le nom de Kurt. Oui, son fils, Kurt. Il est possible qu’une ombre de mépris ait fait son apparition sur le visage de Davis Matthews en entendant ces agents s’inquiéter de l’absence de son fils. Soyons sérieux, ce gamin n’avait jamais été que de la mauvaise graine et il n’avait que faire de ce qu’il advenait de lui : il y avait des années qu’ils n’avaient plus rien eu à se dire. Pourtant, Davis les invita à entrer. Il leur proposa même quelque chose à boire. Mais, lorsque les deux agents refusèrent, il prit place face à eux, sur le fauteuil. Il n’avait plus aucune inquiétude à avoir, s’il s’agissait de Kurt. Sa seule question était de savoir qui les avait prévenu. Il lui disait pourtant, avant qu’elle ne meure qu’elle se faisait trop d’inquiétude pour le petit, qui n’avait jamais été la moindre fierté à ses yeux. Il n’avait pas mérité l’amour que lui portait sa mère et il en abusait toujours trop. Et à cause de lui, elle était partie trop jeune.

    Mais le FBI commença à l’assommer de questions. Il avait bossé de nuit, la veille et n’avait pas encore eu le temps de prendre son café. Heureusement, il avait déjà prit sa douche, s’était habillé correctement et était donc présentable. Mais n’avait qu’une hâte qu’ils s’en aillent, tout de même. Il haussa les épaules : « Que voulez vous que je vous dise, Madame ? Je n’ai pas vu Kurt depuis plusieurs jours, il ne rentre que pour faire ses lessives ou ce genre de choses... Ce qu’il fait dehors, c’est son affaire. »

    Davis Matthews ne se considérait pas comme un mauvais père. Simplement, il évitait de se souvenir qu’il avait un fils. Il avait toujours trouvé que les enfants étaient de plus en plus surprotégés. Lorsqu’il était jeune, il avait eu son premier job à 14 ans et avait quitté le toit de son propre père à 16 ans. Et il ne lui était rien arrivé. Son propre gosse manquait les cours pendant trois jours et c’était la fin du monde ?

    Il se pencha vers eux :

    « Vous voulez que je vous dise quelque chose ? Je pense qu’il a trop été gâté par sa mère. Kurt a toujours pensé que le monde tournait autour de lui. Il n’a… disparu, comme vous dites, sans doute uniquement pour attirer l’attention sur lui. Il finira bien par revenir. »
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Jared T. Washington
MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Mar 26 Mar - 12:57




Avec Sarah, nous étions chez Monsieur Matthews. Nous étions dans le salon. Il avait accepté de nous recevoir. Nous pouvions donc lui poser quelques questions. Je le trouvais anormalement calme. Je n'avais pas d'enfant, mais si mon fils avait disparu, je ne saurais pas aussi calme que lui. Les parents en général étaient inquiets, ils ne tenaient pas en place. Ils essayaient de chercher leur fils, mais Monsieur Matthews ne semblait même pas vouloir retrouver son fils. On aurait dit qu'il en avait vraiment rien à faire. C'était son fils pourtant. Monsieurs Kurt n'avait pas vu son fils depuis plusieurs jours. Apparemment Kurt ne rentrait que pour faire des lessives. Ce que je trouvais bizarre. « Monsieur Matthews, si votre fils ne vit pas chez vous, où vit-il ? Il loge chez l'un de ses amis ? » Kurt n'avait que 16 ans, il était encore jeune, je ne comprenais pas qu'il ne vive plus chez lui. Kurt était encore mineur, il devait donc vivre chez son responsable légal. Monsieur Matthews nous dit que son fils avait été pour lui trop gâté. Kurt n'avait pourtant pas l'être un garçon très capricieux, au premier abord. Le père de Kurt pensait que son fils avait fugué pour attirer l'attention sur lui. Si ça ne tenait qu'à moi, je lui aurais collé mon point dans la figure. Un discours comme celui là alors que son fils était peut-être en danger, ça me mettait hors de moi, mais j'essayais de rester calme, d'être zen. « Vous savez que Kurt n'a que 16 ans, il est mineur. Vous êtes son responsable légal. Vous êtes son père. Vous ne vous souciez donc pas du tout de votre fils ? Où vit-il ? Comment subvient-il à ses besoins ? Vous ne vous souciez même pas s'il a assez à manger, un toit au dessus de sa tête ? » Je ne comprenais pas. C'était son fils et il s'en fichait complètent. Comment pouvait-on arriver à même plus se soucier de son fils. « Votre fils ne vit plus chez vous depuis combien de temps ? Est-ce qu'il a tout de même laissé des affaires que l'on pourrait prendre ? » Nous espérions trouver des affaires personnelles comme un ordinateur pour pouvoir trouver des informations. Même si c'était un garçon, il avait peut-être un journal, un album photo avec des photos de ses amis, peut-être des adresses, des choses qui pourraient nous indiquer ou il pouvait loger.

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Sarah M.Donovan
MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Sam 30 Mar - 16:57

 « Que voulez vous que je vous dise, Madame ? Je n’ai pas vu Kurt depuis plusieurs jours, il ne rentre que pour faire ses lessives ou ce genre de choses... Ce qu’il fait dehors, c’est son affaire. »

Je tiquais. Resserrant mes doigts entrelacés, je tentais vraiment de garder mon calme. Cet homme me mettait hors de moi, tout en lui m'irritait. Je sentais que mon sang-froid m'abandonnait alors je laissais la partie discussion à Jared tandis que j'observais. En parlant d'observation, je remarquais que monsieur Matthews avait les yeux cernés et les traits tirés. Pourtant nous étions en milieu de matinée et si il était chez lui c'était qu'il ne travaillait pas aujourd'hui. Je supposais qu'il avait du travailler de nuit et qu'il venait juste de rentrer. Aurais-t-il mis les ressources dont il disposait pour recueillir des informations sur la disparition de son fils ? Être policier était d'une certaine façon un avantage lorsqu'un membre de son entourage disparaissait. Contrairement au commun des mortels, il avait des moyens que peu avait à leur disposition. Raison de plus de retrouver son fils. A croire que non compte tenu de sa réponse. Il n'en avait véritablement rien à faire de ce que pouvait devenir son fils. J'étais outrée. Comment pouvait-on avoir si peu de considération pour sa propre chair ?

« Vous voulez que je vous dise quelque chose ? Je pense qu’il a trop été gâté par sa mère. Kurt a toujours pensé que le monde tournait autour de lui. Il n’a… disparu, comme vous dites, sans doute uniquement pour attirer l’attention sur lui. Il finira bien par revenir. » 

La vision que monsieur Matthews était étrangement intéressante. Le profil préliminaire que nous avions eu lors de la réunion était radicalement différente. Monsieur Matthews me rappela l'un des vieux accoudés au bar du village où j'avais grandi : ils n'ont pas eu une vie facile et s'en sont sorti par eux-même mais du coup avait l'intime conviction que leurs enfants devaient suivre le même chemin sans prendre en compte l'évolution de la société ou même des attentes de ses enfants. Jared releva le fait que Kurt ne vivait pas chez son père. C'était en effet surprenant. Kurt était mineur et légalement il était toujours sous la responsabilité de son père même si ce n'était pas son avis. Même si Jared tentait de garder une voix calme et une attitude non agressive, je n'étais pas dupe. La pression montait d'un cran.

Si Kurt ne vivait pas chez son père nous devions absolument savoir où il logeait. C'était un sacré tournant dans l'enquête. Nous savions que les relations étaient tendues entre le père et le fils alors la possibilité d'une fugue était ce qui nous avait semblé le plus propice mais le fait fait que le fils aurait déserté la maison nous avait pas du tout effleurer. Si il logeait chez un ami, celui-ci pouvait nous être d'une grande aide. Il était plus qu'évident que nous n'aurions pas énormément d'indices sur l'agenda du Kurt avec un père qui semble à peine reconnaître son fils. Ce n'était pas lui qui nous donnerait une idée de qui était Kurt Matthews et ce qu'il aimait. Le fossé qui les séparait était aussi évident qu'un trou au milieu du jardin. Jared demanda depuis combien de temps Kurt avait quitté la maison et si il avait laissé des affaires. C'était le boulot mais j'étais peu convaincu de trouver quelque chose d'intéressant dans cette maison. Peu probable qu'il est laissé quelque chose de valeur -affective, personnelle ou autre-ici. Je pris une profonde inspiration pour ne pas céder à l'envie d'arrêter cet homme inconscient.

Qu'est-ce qui a déclenché son départ de la maison ? Une engueulade ? A propos de sa mère peut-être. Vous disputiez vous souvent avec votre fils ?

Je ne comprenais pas l'attitude de cet homme. Qu'avait-il bien pu se passer dans leur vie respective pour qu'une telle indifférence s'installe entre eux.

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MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Mar 2 Avr - 20:57

    Si ça n’était pas par respect pour la patrie, Davis les auraient déjà foutus dehors, avec leurs grands airs et leurs façons de le regarder comme s’il était le pire des pères. Ça n’était pas le cas. Si Matthews avait eu un fils digne de ce nom, un petit avec lequel il aurait pu lancer des balles les soirs d’été et réparer la bagnole lorsqu’elle avait un souci, il aurait adoré être père. Mais il semblait parfois que ce gosse n’était pas de lui. Fragile comme une donzelle. Toujours à faire des manières.

    L’homme lui demanda ou logeait Kurt et Davis serra la mâchoire, réprimant à temps les mots qui luttaient pour s’échapper de sa bouche : que vouliez vous que ça lui fasse ? Depuis que Daisy était partie, il avait presque radicalement effacé Kurt de sa vie. Du moins, tant qu’il le pouvait. Si les fédéraux venaient essayer de lui tirer les vers du nez, ils auraient du mal à trouver quoi que ce soit : il n’en savait rien et ne voulait pas le savoir.

    « Peut-être bien, qu’il loge chez quelqu’un d’autre… Mais je pense que vous faites fausse route et j’vois pas très bien qui aurait pu l’héberger : Kurt n’a jamais été du genre très populaire, et je comprends très bien pourquoi : aucune activité sportive, il a jamais été intéressé par les filles… » Et, il fallait bien l’avouer, c’était ce qui le dérangeait le plus chez ce que la nature lui avait donné pour fils. Comment rivaliser avec ses collègues dont les gosses faisaient des choses normales de leurs âges ?

    L’agent commençait presque à lui crier dessus. Il serra les poings ; il n’allait pas tolérer ça chez lui longtemps, il n’avait rien fait, bon dieu ! « Bon, écoutez, arrêtez de me traiter comme la pire raclure, vous n’êtes pas à ma place et vous n’avez pas Kurt pour gamin. Il a choisi de se barrer et il a trouvé un job, quelque part… »

    Il se gratta le sommet du crâne : « Dans un magasin de bricolage, je crois. Très étonnant, puisque ce gosse n’a jamais été capable de distinguer un tournevis plat d’un cruciforme ! Mais euh, en tous cas, il avait ce job, ok ? »

    L’agent Washington lui demanda s’il restait quelques affaires qu’il pourrait embarquer. Il haussa les épaules : « Ouais, il a sa chambre. Il a encore des affaires. » Il était flic, lui aussi, il savait quelles étaient les éléments les plus intéressant d’une enquête. « Son ordinateur est là, encore, si vous voulez. » Il soupira, essayant de se calmer. Il se leva lentement et se dirigea vers la chambre de Kurt. Ça l’embêtait tout de même un peu, de leur laisser l’ordi du petit. Non pour raisons personnelles. Mais il n’avait pas voulu que le gosse l’embarque et ça l’embêtait encore plus que ce soit eux qui le fassent. Car ils ne lui étaient pas très sympathiques, hein. Il l’avait payé, ce truc.

    Davis les conduisit vers la chambre de son fils, dont il ouvrit la porte, sans pour autant les suivre à l’intérieur. La blonde lui posa encore une question à laquelle il prit quelques secondes avant de répondre, légèrement embarrassé :

    « Il est juste parti, ok ? On a jamais été très… copains, lui et moi et les choses sont devenues pires avec le temps. Mais on s’engueulait pas, hein. Pas vraiment ! Seulement, j’avais rien à lui dire et lui non plus et ça durait un moment. Et un jour, il a quitté la baraque. Mais il a toujours les clefs, je le sais, quand il vient… Et ça fait longtemps qu’il est pas venu, pour anticiper vot’ question. »

    Car non, Davis Matthews ne communiquait pas vraiment avec son fils. Jamais. Et encore moins à propos de Daisy, dont le sujet était devenu tabou. C’était lui qui avait refusé d’en parler, parce que ça lui faisait trop mal. Parce que Kurt était un gosse qui n’avait jamais mérité une mère comme elle. Alors, d’accord, il essayait d’établir la conversation de temps en temps, le petit, mais lui n’y répondait jamais. Il se contenait de monter le volume de la télévision ;
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MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Mer 3 Avr - 11:28




Je ne comprenais pas comment ça se faisait que Kurt ne vivait plus chez lui avec son père. Il n'a que 16 ans. Son père est toujours son responsable légal et il avait l'air de n'avoir rien avoir à faire de son fils. Je ne comprenais pas cette attitude. Certes, je n'étais pas père, mais je pense que Kurt ne méritait pas ça. Je voulais savoir où logeait Kurt, vu u'il ne vivait plus chez lui. Son père se doutait bien qu'il vivait quelque part, mais il ne pensait pas qu'il soit chez un ami. Pour lui, Kurt n'avait pas d'amis. Il ne fait pas de sport et selon son père, il ne s'intéressait pas aux filles. Est-ce que Monsieur Matthews insinuait que son fils est homosexuel ? C'est ce que j'avais cru comprendre, mais Kurt aurait pu être hétéro ou à la recherche de sa sexualité. A 16 ans, il n'était pas obligé d'avoir une petite amie. « Si votre fils ne vit chez aucun amis, où vit-il ? Vous pensez que votre fils vit dans la rue ou un foyer ? Autrement, vous insinuez que votre fils est homosexuel ? C'est pour ça, que vous ne vous entendez pas avec lui ? Vous avez honte de votre fils Monsieur Matthews ? » Monsieur Matthews s'énerva en nous faisant comprendre que nous n'avions pas à le juger car nous avions pas Kurt comme fils. Nous ne connaissions pas Kurt, mais il n'avait pas l'air si horrible que ça comme gamin. Il n'avait pas de casier et il ne semblait pas être un délinquant. Il nous appris qu'il avait un job. Il ajouta que c'était dans un magasin de bricolage. Cela faisait beaucoup rire Monsieur Matthews car son fils n'y connaissait rien dans ce domaine. « Vous auriez le nom du magasin ou de son employeur ? » A New York, il y avait de nombreux magasins de bricolage, il nous fallait donc le nom du magasin ou de l'employeur pour pouvoir interroger celui-ci. Nous demandions à voir la chambre de Kurt et nous demandions si nous pouvions prendre quelques affaires. Nous étions à présent dans la chambre. Il y avait quelques photos de Kurt avec sa mère, une collection de livres. Il n'y avait aucune photo de Kurt avec son père. Il n'y avait pas non plus de photos de Kurt avec des amis. Il n'y avait pas de magasines non plus. Sarah demanda si Kurt et son père s'étaient disputés pour que Kurt décide de partir. Monsieur Matthews avoua que non. Ils ne se parlaient pas, c'est tout. Je trouvais ça tellement triste. Vivre dans la même maison, sans jamais se parler, je comprenais que Kurt soit partit, mais pour aller où ? « Nous allons prendre son unité centrale, nous vous la ramènerons dès que notre analyste en aura fini avec. Nous repasserons vous voir si nous en avons besoin pour l'enquête. » Je m'adressais à Sarah pour savoir si elle avait d'autres questions, ou si nous pouvions y aller. Pour moi, j'avais tout ce qu'il me fallait. J'avais envie de sortir. Je ne supportais plus d'être dans la même pièce que le père de Kurt.

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MessageSujet: Re: Allons rendre une petite visite à Monsieur Matthews   Dim 14 Avr - 12:09

L'atmosphère était tendue, il n'y avait plus à en douter. L'air était chargé d'électricité comme des nuages qui s'amoncellent juste avant un orage. Je ne comprenais pas comment un père pouvait ressentir autant de répulsion envers sa propre progéniture surtout après la mort de sa femme. Malgré les différents, un parent se devait de protéger ses enfants. Je trouvais cela tellement normal que j'en oubliais parfois que malheureusement ce n'était pas le cas de tout le monde, sinon je n'aurais pas de boulot aujourd'hui. Je me demandais ce qui avait pu mal tourné dans cette famille pour que les deux seuls membres en viennent à ne plus pouvoir se voir ou simplement vivre sous le même toit. Le décès d'une personne aimé était toujours difficile à entendre M. Matthews c'était plus profond que cela.

Jared chercha à savoir où pouvait être loger Kurt. C'était inquiétant de savoir qu'un adolescent de seize ans pouvait se trouver à la rue mais cela n'inquiétait pas son père. Il nous révéla que Kurt n'avait pas de réel vie sociale et il ne voyait pas qui aurait pu l'héberger. Ce n'était pas étonnant qu'il ne sache rien étant donné le peu d'intérêt qu'il lui accordait. Jared poussa l'interrogatoire. Il fallait que nous sachions où il logeait car cela constituait l'un des piliers de l'enquête. Mon coéquipier poussa encore en révélant la possibilité que Kurt soit homosexuel. De toute évidence toutes ces allusions et cette pression ne plut pas au policier car il s'énerva. D'une manière il n'avait pas tord, nous n'avions pas à le juger mais voilà nous avions une enquête à mener. Monsieur Matthews apparaissait comme un suspect potentiel, dommage pour lui mais en tant que policier il devait savoir comment cela se passait. Ce n'était jamais un passage aisé d'innocenter un suspect. Au moins l'énervement de monsieur Matthews nous apporta de nouvelles informations. Apparemment Kurt avait trouvé du travail. Intéressant. Si il avait un revenu, se trouver un logement et vivre de façon autonome devenaient beaucoup moins ardu. Avec le nom du magasin cela ferait avancer les recherches. Au pire on pourrait demander l'agent Lewis de faire une recherche des employés dans les magasins de bricolage des environs. Il n'avait pas du s'éloigner tant que ça.

Par la suite, Jared demanda à voir la chambre de l'adolescent et si nous pouvions emmener ce que nous considérerions comme important. Il accepta. Alors que je lui demandais ce qui avait provoqué le départ de son fils, je remarquais qu'il se trouva embarrassé. Il me répondit qu'il n'y avait pas vraiment de lien entre eux, de connexion, et qu'un jour il était juste parti. Cependant il revenait de temps en temps. Ne rien avoir à dire à son propre fils, quelle tristesse ! En entrant dans sa chambre je fus frappée par le manque d'affaires. Certes nous savions qu'il avait quitté la maison et donc emporté certaines choses mais cette chambre était d'un vide...Une ou deux photos, surtout avec sa mère, des livres. Les objets de réels valeurs avaient du être emporter, ce n'était pas ici que nous trouverions des choses intéressantes. Jared indiqua qu'il allait prendre l'unité central de l'ordinateur et qu'il le ramènerait une fois l'analyse terminée. Il y avait plus de chance qu'on trouve des indices dans cette unité que dans sa chambre. Je fis néanmoins le tour, m'assurant de ne rien laisser au hasard. Le lit était fait et une fine couche de poussière s'était accumulée sur la table de chevet. Pas de double tiroir, pas de boîte à chaussure sous le lit et pas de cachette secrète. Soit il n'avait rien à cacher soit il s'était assuré que ces secrets ne restent pas sous la menace d'un regard extérieur. Non, définitivement rien de plus.

Une fois l'inspection de la chambre terminée je regardais mon coéquipier et lui fis signe que nous pouvions partir. Il n'y avait rien de plus pour nous ici. Pour l'instant. Je remerciais monsieur Matthews de sa coopération et sortis.

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